Je m'appelle Élise Moreau et, en tant que randonneuse du dimanche (et parfois du samedi matin), j’ai monté et testé des dizaines de kits de secours pour des randonnées d’une journée. Voici la version que j’emporte désormais systématiquement : compacte, utile et adaptée à presque toutes les balades à la demi-journée ou la journée entière.
Pourquoi un kit spécifique pour la randonnée d’une journée ?
On a tendance à penser qu'une demi-journée en forêt ou sur les sentiers ne nécessite pas de préparation particulière. Pourtant, une entorse, une ampoule douloureuse, une météo changeante ou une coupure peuvent transformer une belle sortie en casse-tête. Mon objectif : avoir l'essentiel pour gérer les incidents courants sans alourdir inutilement le sac.
Les principes qui guident mon choix
J’applique toujours ces règles simples :
- Léger et compact : je veux pouvoir ranger le kit dans une poche du sac ou la poche de la veste.
- Polyvalent : chaque objet doit pouvoir servir à plusieurs usages si nécessaire.
- Accessible : j’organise le kit pour pouvoir ouvrir et utiliser rapidement, même avec des gants.
- Adapté à la randonnée : je privilégie des produits robustes, étanches ou rangés dans une pochette étanche.
La trousse de base : ce que j’emporte toujours
Voici le contenu concret de ma trousse, testée et allégée au fil des sorties :
- Bandages et compresses : une compresse stérile 10x10 ou 12x12, quelques pansements adhésifs (classiques et grand format), et une bande élastique ou un petit bandage triangulaire.
- Désinfectant : petits tampons antiseptiques (préférablement à base d’octenidine ou povidone iodée). J’évite les solutions qui coulent trop.
- Ruban adhésif hypoallergénique : un petit roll de micropore pour fixer des compresses ou improviser une attelle légère.
- Pinces et ciseaux : des ciseaux médicaux de petite taille et une pince à épiler (utile aussi pour les échardes). Le modèle pliable est idéal.
- Gants nitrile : une paire, pour protéger la plaie et soi-même.
- Protection contre les ampoules : pansements anti-ampoules (Compeed ou equivalents) et moleskine découpable.
- Médicaments de base : ibuprofène ou paracétamol en quelques doses, un anti-histaminique si on est sujet aux piqûres ou allergies, et éventuellement un anti-diarrhéique si vous êtes sensible.
- Couverture de survie : ultralégère et prend très peu de place — utile en cas d’hypothermie ou si l’on doit attendre des secours.
- Lampe frontale ou mini lampe : même pour une journée, si on part tôt ou si la nuit tombe plus tôt. J’ai une Petzl TIKKA dans mon sac en permanence.
- Élastique de contention : petit et léger pour contrôle des saignements ou support temporaire.
Éléments pour les situations courantes
Selon la région et la saison, j’ajoute :
- Anti-venin / kit piqûres : si je randonne dans une zone où les vipères ou insectes sont fréquents, j’emporte une poche froide instantanée (cold pack) et un stylo d’adrénaline si quelqu’un a un risque d’anaphylaxie — seulement si prescrit par un médecin.
- Fil et aiguille : un petit kit de couture peut dépanner pour réparer une fermeture éclair ou fermer une déchirure.
- Trousse de réparation : rustine pour matelas gonflable, adhésif solide (type Tape Tenacious ou duct tape en mini-rouleau), et un zip tie.
- Carte papier et boussole : même si j’ai GPS sur mon téléphone, j’ai une carte papier et une boussole en secours. La batterie peut flasher à tout moment.
Organisation et packaging
Le rangement compte presque autant que le contenu. J’utilise une petite trousse étanche (type poche étanche Ziploc renforcée ou trousse en néoprène). À l’intérieur, je sépare :
- les pansements et compresses dans un compartiment,
- les médicaments dans un petit sachet hermétique,
- les outils (ciseaux, pince, mini-lampe) dans une poche à accès rapide.
Pour gagner du temps, j’étiquette la trousse avec un marqueur indélébile "Trousse de secours - Quirepond" — et je note la date des médicaments non périssables. Une pochette transparente facilite la vue d’ensemble sans tout étaler.
Un tableau récapitulatif que j’ai sur mon téléphone
| Élément | Pourquoi |
|---|---|
| Compresses stériles | Arrêter le saignement, protéger une plaie |
| Pansements (classiques + anti-ampoules) | Soins rapides pour coupures et ampoules |
| Désinfectant | Prévenir les infections |
| Ciseaux + pince | Retirer épines, découper bandages |
| Gants nitrile | Hygiène et protection |
| Couverture de survie | Se protéger du froid/humidité |
Conseils pratiques et erreurs fréquentes
Voici des erreurs que j’ai faites (et évitées par la suite) :
- Ne pas vérifier les dates de péremption : les antiseptiques et médicaments perdent de leur efficacité. Je vérifie ma trousse tous les six mois.
- Tout empiler dans une grande pochette : on perd du temps à chercher. Rangez par catégories.
- Ignorer la formation de base : savoir poser un bandage ou faire une attelle simple change tout. Un cours de premiers secours (même court) est précieux.
- Ne pas adapter le kit : pour une sortie hivernale, j’ajoute couvertures supplémentaires et chaufferettes ; en été, plus d’eau et protection contre les tiques/puces.
Que mettre dans son sac au-delà de la trousse ?
Le kit ne fait pas tout : j’associe toujours ces éléments dans mon sac :
- Au moins 1 L d’eau (plus selon la journée) et tablette de purification si je suis longue distance.
- Nourriture énergétique : barres, fruits secs, chocolat.
- Veste imperméable et couche chaude : météo changeante = hypothermie évitable.
- Téléphone chargé + batterie de secours : et je partage l’itinéraire prévu avec une personne de confiance.
Si vous voulez, je peux vous envoyer une check-list PDF prête à imprimer avec ce kit, ou vous proposer une version "light" (pour balades urbaines) et une version "plus complète" (pour randonnées engagées). Dites-moi laquelle vous préférez !